L’Être solidaire n°27

Il existe toutes sortes de solidarités. En direction de victimes de catastrophes naturelles et industrielles, de privés d’emploi, pour les handicapés, à destination de l’enfance, des personnes âgées, avec les travailleurs immigrés et leur famille, dans les combats pour la paix, pour apporter des moyens à la recherche, à la culture. On peut allonger la liste. Toutes ces solidarités manifestent de la générosité, de la fraternité, de l’écoute, du temps pour et avec autrui.

L’action solidaire est loin d’être un terrain neutre. Elle fut toujours, aussi loin que l’on remonte dans le temps, un enjeu social et un instrument de lutte idéologique et de confrontation politique. De fait elle est contributrice à ce qu’il faut bien appeler une confrontation de classes.

Au cours des deux dernières décennies le capital et l’ultra droite se sont attaqués systématiquement aux mécanismes solidaires de protection sociale et autres allocations. Ils ont entrepris de briser l’esprit même de la solidarité en avançant les idées de « mérite », de « fraude », d’« assistanat » comme autant de germes de divisions entre les exploités. Ils s’en sont pris aux services publics parce qu’ils s’adressent à toutes les couches de population donnant lieu à des droits individuels et collectifs garantis par la loi avec des personnels protégés par des statuts.

La précarité devrait devenir la règle, les inégalités auraient leur origine dans la nature des êtres. Mais ce qui est sûr, c’est que les jeunes générations vivent plus mal que leurs parents et que la pauvreté s’étend. Il y a URGENCE !

La conférence sociale

Pour L’Avenir social comme pour la CGT, il est crucial d’agir en pleine complémentarité, en étant à l’écoute, ouvert et disponible, en phase avec toutes sortes de potentialités individuelles et collectives. La voie du progrès en faveur du développement humain, individuel et collectif, s’articule autour des propositions suivantes :

• les droits fondamentaux,

• les garanties collectives pour des progressions individuelles,

• les luttes contre les délocalisations et pour une nouvelle phase d’industrialisation,

• la lutte contre les dettes iniques dans les pays en voie de développement et maintenant en Europe,

• les services publics, pièces maitresses ayant pour mission de donner de la cohérence à cette politique et à ces droits novateurs.

C’est en engageant cet élan volontaire que nous pourrons œuvrer avec d’autres à organiser… une société plus juste et plus humaine !

Jacques Vallet

Secrétaire Général

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L’Être solidaire n°27

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