De 1906 à 1944

1906

L’Avenir social est né en 1906 de l’initiative d’une institutrice convaincue que l’éducation est un atout majeur de l’émancipation. Révoltée par les conditions d’accueil et d’éducation des enfants orphelins déshérités, elle a consacré sa vie à donner à ses pupilles les clés d’une réflexion autonome et responsable. Madeleine Vernet, ouvre l’orphelinat à Neuilly-Plaisance. Son projet : « Construire un nid où des enfants sans parents seront aimés, élevés, éduqués et qui opposera à la vie misérable des pupilles de l’Assistance publique, à la vie étiolée des couvents, la large vie de l’esprit et du cœur ». Son action a été soutenue par le mouvement ouvrier qui s’est fortement impliqué financièrement et en moyens humains.

1908

Installation à Epône. Pour le financement, face à l’hostilité de la population cléricale et aux tracasseries de l’administration, Madeleine Vernet doit faire appel à la solidarité ouvrière, à l’Humanité de Jaurès, à la Guerre sociale de Gustave Hervé. Son Comité de patronage comprend des députés et conseillers municipaux socialistes, des dirigeants de la Ligue des droits de l’homme, ce qui en fait une œuvre de bienfaisance des partis et organisations socialistes au sens large du terme.

1923

Transfert de l’orphelinat à la Villette aux Aulnes. Madeleine Vernet quitte la direction de la maison. La C.G.T.U. en confie le patronage à l’Union départementale des syndicats parisiens.

1930

Situation financière critique, la C.G.T.U. fait un don de 60 000 frs pour sauver l’institution. Dans ces années de l’entre deux guerres, on fait appel, pour les méthodes pédagogiques ou les soins médicaux, au concours du professeur J.M. Lahy, Directeur de l’Ecole des Hautes Etudes qui se met en rapport avec une commission médicale composée du professeur Henri Wallon, du docteur Wolfson, de la doctoresse Domansky, du chirurgien Pierre Rouques, du médecin inspecteur des écoles de la ville de Paris, le docteur Henyer, ainsi que des docteurs de Mitry Mory, Lecuire et Herault, également de la dentiste Mme Waisman, puis plus tard du docteur Torras. Cette aide précieuse va de pair avec le bénévolat de coiffeurs, d’ouvriers maçons ou couvreurs, de bûcherons ou jardiniers...

1936

L’Espagne Républicaine se dresse bientôt contre le fascisme, contre Franco puissamment aidé par Hitler et Mussolini. Quand les réfugiés espagnols passent en masse la frontière des Pyrénées, l’Avenir social accomplit son devoir comme toujours et accueille les enfants des républicains espagnols.

1939

Par décret-loi du 26 septembre 1939, le gouvernement dissout l’Avenir social et les biens sont mis sous séquestre. Les organismes de Vichy, le Secours national de Pétain puis les troupes allemandes occupent les locaux et les dégradent.

1944

L’ordonnance du 6 mai 1944, restitue les biens à l’Avenir social. C’est l’association des victimes du nazisme et le Secours populaire qui assurent la gestion transitoirement. La maison abrite des enfants de patriotes fusillés ou morts en déportation et prend le nom de « Maison de l’enfant du fusillé ».

De 1945 à 1988

De 1997 à aujourd’hui

Mentions légales | Remerciements | Site géré avec SPIP